La crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est retrouvée au centre des échanges entre le président rwandais Paul Kagame et deux hauts responsables des Nations unies.
Mercredi 2 septembre à Kigali, le chef de l’État rwandais a reçu James Swan, nouveau patron de la MONUSCO, ainsi que Huang Xia, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs.
Selon la présidence rwandaise, les discussions ont notamment porté sur les « causes profondes » du conflit congolais et ses répercussions sur la sécurité du Rwanda.
Cette rencontre intervient au lendemain des échanges entre James Swan, Huang Xia et le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.
La succession de ces consultations illustre l’intensification des démarches diplomatiques autour du conflit, alors que les processus de Washington et de Doha tentent de rapprocher les parties.
Nommé en mars 2026 à la tête de la MONUSCO, James Swan mène actuellement des consultations régionales avant un rendez-vous attendu devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Le responsable onusien cherche notamment à préciser le rôle de la mission dans l’accompagnement du cessez-le-feu et dans la mise en œuvre des mécanismes de surveillance et de vérification.
Son déplacement à Kigali intervient après une étape au Burundi, où il avait rencontré le président Évariste Ndayishimiye. Cette tournée traduit l’importance accordée aux capitales de la région dans la recherche d’une sortie durable à la crise congolaise.
Kigali insiste sur la menace que représentent les FDLR, le groupe armé composé des auteurs du génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994, présentes dans l’Est congolais depuis plusieurs décennies.
Les accords de Washington prévoient notamment des mesures liées à la neutralisation des FDLR, et la levée des mesures défensives du Rwanda. Le processus de Doha, quant à lui, associe le gouvernement congolais et l’AFC/M23.
Pour l’ONU, l’enjeu est désormais de transformer ces engagements diplomatiques en mécanismes capables de réduire durablement les violences sur le terrain.
À Kigali, le message de Kagame est donc clair : toute solution au conflit de l’Est congolais devra, selon le Rwanda, intégrer ses préoccupations sécuritaires.







