L’ADD-CONGO de Prince Epenge demande au gouvernement congolais de revenir sur sa décision de suspendre l’année académique 2025-2026 dans les territoires occupés, notamment à Goma et Bukavu.
L’organisation estime que cette mesure risque de priver des milliers d’étudiants de leur droit à l’éducation et de renforcer l’influence de la rébellion dans ces zones.
Réunie dimanche à son siège pour sa réunion hebdomadaire, l’ADD-CONGO s’est appuyée sur les articles 43 et 44 de la Constitution pour rappeler que l’accès à une éducation de qualité est un droit garanti.
Pour l’organisation, l’arrêt des activités académiques constitue une mesure lourde de conséquences pour les étudiants.
Elle parle même d’un « crime éducatif », estimant que cette décision pourrait laisser les jeunes sans solution pendant une période où ils ont besoin de poursuivre leurs études.
« Pour détruire une nation, dit-on, il suffit de détruire son système éducatif », a rappelé Prince Epenge.
L’organisation estime par ailleurs que la promesse du gouvernement de prendre en charge certaines dépenses liées au personnel académique ne suffit pas à régler le problème.
Elle demande plutôt le maintien du droit des étudiants à poursuivre leur formation, malgré le contexte sécuritaire.
« La priorité devait être, quoi qu’il arrive, peu importe le contexte, que nos enfants puissent accéder à l’éducation », a insisté Prince Epenge.
L’ADD-CONGO appelle ainsi le gouvernement à revoir rapidement sa décision et à mettre en place une solution permettant aux étudiants de Goma, Bukavu et des autres zones concernées de poursuivre leur parcours académique.
Pour l’organisation, la crise sécuritaire ne devrait pas conduire à l’abandon du secteur de l’éducation, au risque de laisser toute une génération de jeunes sans perspectives.







