Une page majeure du football algérien s’est tournée à Vancouver. Quelques minutes après la défaite de l’Algérie face à la Suisse (2-0) en 16es de finale de la Coupe du monde 2026 au BC Place, Riyad Mahrez a officialisé la fin de sa carrière internationale, mettant un terme à une aventure marquée par plus d’une décennie au plus haut niveau avec les Fennecs.
Le capitaine algérien, visiblement éprouvé par l’élimination, a confirmé sa décision au micro de beIN Sports, évoquant la fin d’un cycle après des années passées à porter le jeu offensif de la sélection.
À 35 ans, le joueur tournait depuis plusieurs mois autour de cette hypothèse, dans un contexte où la transition générationnelle au sein de l’équipe nationale était déjà engagée.
Figure centrale de l’équipe d’Algérie, Mahrez restera associé à l’un des plus grands succès du football du pays : le sacre à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Égypte.
Décisif à plusieurs reprises durant la compétition, il avait notamment marqué les esprits avec un coup franc dans les dernières secondes de la demi-finale face au Nigeria, un but devenu emblématique dans l’histoire récente des Fennecs.
Son influence s’était également étendue au-delà des sélections africaines, avec un titre de Joueur Africain de l’Année en 2016, année de son sacre en Premier League avec Leicester City.
Actuellement engagé avec Al-Ahli en Arabie saoudite, Mahrez laisse derrière lui un vide important dans le dispositif offensif algérien. Son départ oblige désormais la sélection à accélérer son renouvellement et à reconstruire un projet de jeu sans son principal créateur, longtemps décisif dans les moments clés.
Cette retraite internationale marque ainsi la fin d’un cycle pour l’Algérie, qui devra désormais s’appuyer sur une nouvelle génération pour poursuivre ses ambitions sur la scène continentale et mondiale.
Déos Gratias

