Dans le cadre du renforcement de la riposte contre la maladie à virus Ebola, le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce ce jeudi que toute personne en provenance des zones affectées devra observer une période de 21 jours avant tout déplacement sur le territoire national ou à l’international.
Cette mesure vise à renforcer les dispositifs de santé publique, à réduire les risques de propagation et à assurer un suivi rigoureux des personnes potentiellement exposées.
L’annonce du gouvernement congolais intervient après celle des autorités françaises faisant état d’un cas de maladie à virus Ebola détecté chez un médecin humanitaire de retour de République démocratique du Congo.
Le gouvernement indique que le médecin ne présentait aucun signe clinique évocateur de la maladie, ni à Bunia ni lors de son séjour dans la capitale : « L’intéressé ne présentait aucun signe clinique évocateur de la maladie ni à Bunia, ni lors de son séjour dans la capitale », indique le communiqué.
Arrivé en France, il s’est présenté dans une structure sanitaire où les analyses ont confirmé une infection par le virus Ebola de souche Bundibugyo.
Les autorités rappellent à cet effet qu’une personne infectée par Ebola ne devient contagieuse qu’au moment de l’apparition des symptômes et que la transmission de la maladie ne se fait que par contact direct.
Il réaffirme par ailleurs que « toute alerte liée à la maladie à virus Ebola fait l’objet d’une investigation épidémiologique approfondie, documentée et traçable », incluant l’identification et le suivi des contacts pendant 21 jours.
Dans ce contexte, Kinshasa annonce que toute personne en provenance des zones affectées doit observer une période de 21 jours avant tout déplacement afin de renforcer la prévention : « Toute personne en provenance des zones affectées est tenue d’observer une période de 21 jours avant tout déplacement, une mesure visant à renforcer la prévention. »
Le gouvernement assure enfin que les dispositifs de surveillance restent pleinement opérationnels aux points d’entrée et de sortie du territoire, ainsi que dans les zones touchées.
Malgré cet événement, les autorités congolaises réaffirment leur engagement à conduire la riposte avec responsabilité, transparence et rigueur scientifique, rappelant qu’Ebola demeure une menace qui exige une vigilance constante et une coopération internationale soutenue.
Selon le dernier bilan épidémiologique, la RDC compte 1 118 cas confirmés cumulés, 291 décès et 122 personnes guéries. L’épidémie d’Ebola reste concentrée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec une situation particulièrement préoccupante en Ituri.
Kethia Rugamika

