Près d’un mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo dans l’Est de la République démocratique du Congo, la situation sanitaire demeure préoccupante. Intervenant ce vendredi 19 juin 2026 à Lubumbashi dans le Haut-Katanga lors d’un panel des agences des Nations unies organisé en marge de la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, Anne Dre Ancia, représentante ad intérim de l’OMS en RDC, a dressé un état des lieux alarmant de la maladie.
Selon les chiffres présentés, 896 cas confirmés ont déjà été enregistrés, dont 232 décès et 78 guérisons. Initialement limitée à trois zones de santé de la province de l’Ituri, l’épidémie s’est rapidement étendue pour toucher désormais 33 zones de santé réparties dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Face à cette progression, l’Organisation mondiale de la santé intensifie son appui aux autorités congolaises afin de renforcer la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades et les activités de sensibilisation des communautés.
Toutefois, Anne Dre Ancia a tenu à préciser que la souche Bundibugyo présente un taux de létalité estimé à 23 %, nettement inférieur à celui de la souche Zaïre, responsable des précédentes flambées majeures d’Ebola en RDC, dont le taux de mortalité oscillait généralement entre 50 et 70 %.
Malgré cette létalité plus faible, l’OMS appelle à la vigilance et à une mobilisation accrue de tous les acteurs afin de freiner la propagation de l’épidémie et de protéger les populations exposées.

