La Haute Cour du Kenya a suspendu provisoirement le projet d’installation d’un centre de quarantaine et de traitement d’Ebola sur le territoire kényan, dans le cadre d’un accord présumé avec les États-Unis. La décision a été rendue le 28 mai 2026 par la juge Patricia Nyaundi, du tribunal de Milimani à Nairobi.
Dans son ordonnance, la Cour interdit au gouvernement kényan « d’établir, d’opérationnaliser, de faciliter ou d’autoriser » toute structure liée à Ebola au Kenya, en attendant l’examen du dossier sur le fond. Le tribunal a également interdit « l’entrée au Kenya de personnes exposées ou infectées par Ebola » dans le cadre de cet arrangement contesté.
L’affaire a été portée devant la justice par l’organisation de défense des droits constitutionnels Katiba Institute, qui estime que ce projet soulève de graves inquiétudes en matière de santé publique, de souveraineté nationale et de respect de la Constitution kényane.
Dans sa requête, l’organisation affirme que « l’établissement secret et unilatéral d’un centre de quarantaine Ebola soulève de graves préoccupations constitutionnelles concernant les droits à la vie, à la santé, à la participation publique et au contrôle parlementaire ».
Selon plusieurs médias internationaux, les États-Unis envisageraient d’utiliser le Kenya comme site de quarantaine pour des citoyens américains exposés au virus Ebola en Afrique centrale, notamment après la résurgence de l’épidémie en République démocratique du Congo et en Ouganda.
La prochaine audience dans cette affaire est fixée au 2 juin 2026.
Glorieuse Biluge

