À Butembo, au Nord-Kivu, dans le quartier Bulekera, la société civile alerte sur la multiplication des maisons de tolérance observées dans plusieurs zones de la ville.
Cette situation suscite de vives inquiétudes quant à ses conséquences sur la jeunesse et la stabilité sociale. Selon cette structure citoyenne, ces établissements exposent directement les mineurs et les jeunes à de multiples dangers.
John Kameta, président de la société civile locale, évoque notamment trois risques majeurs : la montée de la délinquance, la consommation abusive d’alcool et de drogues, ainsi que la propagation des infections sexuellement transmissibles.
Il dénonce également l’exploitation des mineures liée à ce phénomène. « On voit des filles de moins de 18 ans impliquées dans des activités sexuelles. Elles sont exploitées économiquement alors qu’elles devraient être à l’école », regrette-t-il.
Au-delà de la question des mineurs, la société civile redoute une dégradation progressive du tissu social à Bulekera, marquée par l’insécurité, la perte des valeurs et la déscolarisation. Elle déplore que ces maisons s’installent au vu et au su de tous, sans véritable contrôle des autorités.
Face à cette situation, John Kameta appelle les autorités urbaines, la police ainsi que les chefs de quartier à agir urgemment, notamment par la fermeture des établissements illégaux et le renforcement des campagnes de sensibilisation en faveur de la protection de la jeunesse.
La société civile de Bulekera affirme qu’elle poursuivra son plaidoyer jusqu’à l’obtention de mesures concrètes pour assainir le milieu et garantir un avenir meilleur aux jeunes.
Sofia Wilondja

