Raphaël Mututa Mistala, ancien président de la Fondation Katangaise et actuel président des notables katangais, ainsi que le professeur Francis Nkulu, ont été arrêtés ce lundi 13 avril 2026 à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, par des éléments lourdement armés.
L’interpellation a eu lieu sur l’avenue Kimbangu, au coin Lubilanji, dans des circonstances encore floues, sans communication officielle des autorités compétentes.
Selon plusieurs sources proches de leur communauté, les deux notables ont été appréhendés de manière musclée, suscitant une vive inquiétude parmi leurs proches et sympathisants.
Jusqu’à présent, aucun motif officiel n’a été avancé, laissant planer le doute sur les raisons exactes de cette opération.
Dans un communiqué publié ce mardi 14 avril, la Fondation Katangaise indique que ces arrestations interviennent dans un contexte marqué par une accumulation de frustrations au sein des communautés katangaises.
Celles-ci dénoncent, à plusieurs reprises, des cas récurrents d’enlèvements et d’interpellations extrajudiciaires visant certains de leurs membres.
Son président, Banga Mukose Dieudonné, précise :
« Ces arrestations interviennent dans un contexte déjà marqué par une accumulation de frustrations… »
La Fondation Katangaise condamne avec la plus grande fermeté des méthodes d’intervention caractérisées par la brutalité, l’absence de transparence et le non-respect des procédures légales, dans un État qui se réclame du respect du droit et des libertés fondamentales.
Elle exige notamment la clarification immédiate de la situation de Raphaël Mututa et de Francis Nkulu, la transparence totale sur les motifs de leur interpellation, ainsi que la cessation des pratiques assimilables à des enlèvements.
Elle appelle également ses membres au calme, à la retenue et à la responsabilité, tout en les invitant à rester vigilants face à toute forme de provocation.
L’arrestation de Raphaël Mututa attire particulièrement l’attention. Figure engagée, il s’est imposé comme une voix critique du pouvoir en place, dénonçant régulièrement la gestion des ressources naturelles du pays, notamment les minerais du Katanga, ainsi que ce qu’il considère comme des dérives autoritaires.

