Un acte de violence extrême a de nouveau endeuillé la chefferie de Bahema Nord, dans le territoire de Djugu. Mercredi 27 novembre, un déplacé du site de Tché a été attaqué par des éléments présumés de la milice CODECO alors qu’il se rendait à son champ, près du village qu’il avait fui.
Selon des sources locales, la victime a été interceptée, décapitée puis abandonnée dans un état critique. Secouru par les habitants, l’homme lutte actuellement entre la vie et la mort dans un centre de santé dépourvu de moyens, tandis que sa famille cherche à le transférer vers l’hôpital général pour des soins appropriés.
Cette attaque intervient alors que les autorités de l’État de siège exhortent les déplacés à regagner leurs villages. L’acteur politique de l’opposition Jacob Asimwe Matali dénonce cette contradiction et exprime sa « profonde indignation » et sa « condamnation ferme » de cet « acte barbare et ignoble ».
Pour lui, la situation sécuritaire contredit totalement les appels au retour des déplacés. « La sécurité des citoyens n’est pas un slogan. Elle doit être une réalité. L’État doit protéger, et non exposer davantage ceux qui ont déjà tout perdu », affirme-t-il.
Rachidi Kudra, depuis Bunia

