La décision du gouvernement congolais de suspendre treize partis politiques membres du mouvement “Sauvons la RDC” continue de susciter de vives réactions au sein de l’opposition, qui dénonce une “dérive dictatoriale” du régime de Félix Tshisekedi.
Parmi les formations politiques concernées figurent le PPRD de l’ancien président Joseph Kabila, la LGD de Matata Ponyo, la Piste pour l’Émergence de Seth Kikuni, le PNEC de Michel Mwika, l’UDA de Claudel Lubaya, l’ATD de José Makila, ainsi que plusieurs autres regroupements. Le ministère de l’Intérieur a également saisi le Conseil d’État pour demander la dissolution de douze d’entre eux.
Dans une déclaration sur la plate-forme X ce 4 avril, Seth Kikuni, cadre du mouvement Sauvons la RDC, a dénoncé une décision “prise sous le coup de l’émotion”, qu’il juge contraire aux principes démocratiques.
« En suspendant nos partis et en saisissant le Conseil d’État pour les dissoudre, le gouvernement Tshisekedi a franchi un seuil dangereux. Il démontre sa peur d’une opposition responsable, capable de lui indiquer la voie à suivre », a réagi Seth Kikuni.

Selon lui, cette mesure traduit “la peur d’un pouvoir aux abois, incapable d’apporter des réponses claires aux attentes du peuple”.
« Nos droits civiques et politiques garantis par la Constitution ne sont pas négociables. Ce gouvernement illégitime ne peut les limiter. Nous rejetons ces décisions puériles et nous restons déterminés à sauver la RDC, dans un engagement total, irréversible et patriotique », a-t-il ajouté.
La décision du ministère de l’Intérieur intervient quelques jours après le conclave de Nairobi, au cours duquel les principaux leaders de l’opposition avaient réaffirmé leur volonté de former un front commun face au pouvoir de Kinshasa.
Cette suspension marque une nouvelle étape dans la tension politique entre le gouvernement et l’opposition, dans un contexte national déjà tendu par les crises sécuritaires persistantes à l’est du pays et les critiques sur la gouvernance.

