Le mouvement politico-militaire Twirwaneho, allié à l’AFC-M23, a accusé ce jeudi 30 octobre 2025 l’armée burundaise d’un blocus humanitaire dans le haut plateau de Minembwe au Sud-Kivu. Le Twirwaneho affirme que, parallèlement, plusieurs jeunes Banyamulenge sont tués par l’armée burundaise en collusion avec les FARDC, Wazalendo et FDLR.
« Le Twirwaneho condamne l’escalade de violence liée au déploiement massif des forces burundaises, notamment dans les hauts plateaux d’Uvira, Mwenga et Fizi, suivi de l’encerclement ciblé des localités et villages banyamulenge », déclare le mouvement dans son communiqué.
L’armée burundaise seraitdéployée à plus de 10 000 hommes, avec plus de 70 positions, de Rurambo à Kipupu, en passant par Bijombo et Mikalati.
Pour le Twirwaneho, ce déploiement s’inscrit dans une logique de blocus humanitaire total contre les Banyamulenge.

« Malgré les assurances données par le gouvernement burundais lors des entretiens avec nos représentants, notamment concernant l’ouverture de corridors humanitaires et la levée des restrictions sur les voies d’approvisionnement en biens essentiels, le Burundi n’a pas tenu ses promesses. Au contraire, il continue de renforcer ses boucliers restrictifs par la multiplication constante des positions militaires », renchérit le Twirwaneho.
Face à cette situation, le mouvement appelle les acteurs régionaux et la communauté internationale à agir dans l’urgence, en exigeant du président burundais le retrait immédiat de ses troupes du Sud-Kivu et la réouverture des corridors humanitaires dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira.

