Le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Sylvain Ekenge, a réagi ce dimanche 26 octobre aux récentes déclarations de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), qui affirmait ne plus vouloir « demeurer tendre face aux attaques de Kinshasa ».
Interrogé par Deutsche Welle (DW), le porte-parole de l’armée congolaise a affirmé que les FARDC respectent scrupuleusement les engagements pris dans les différents accords de cessez-le-feu.
Selon lui, ce sont les rebelles de l’AFC/M23 qui continuent de violer les engagements de désescalade.
« Nous avons toujours été regardants sur les accords que nous signons. Nous les respectons à la lettre. Chaque fois, c’est l’AFC/M23 qui viole le cessez-le-feu. J’en ai parlé à maintes reprises », a déclaré le général Sylvain Ekenge.
Répondant aux accusations de bombardements formulées par l’AFC/M23, Ekenge a rejeté toute responsabilité et justifié les ripostes de l’armée par la légitime défense :

« Mais nous ne sommes pas l’Église. C’est à l’Église qu’on dit que si on vous donne une claque sur la joue gauche, vous donnez la droite. Nous ne pouvons pas éternellement assister à des attaques et des provocations sans réagir », a-t-il martelé.
Le porte-parole a ajouté que les FARDC ne resteront pas passives face aux provocations.
« Ils disent qu’on les a bombardés, mais c’est eux qui viennent nous provoquer. On réagit, on ne va pas les laisser faire. Soit on veut la paix, soit on n’en veut pas. »
Cette déclaration intervient alors que les combats ont repris dans plusieurs localités du Nord-Kivu et sud-Kivu, malgré le cessez-le-feu obtenue sous médiation qatarie à Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 qui reste fragile

