Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies ce jeudi 27 mars, le représentant permanent de la République Démocratique du Congo (RDC), Zénon Mukongo, a alerté sur la présence massive de l’armée rwandaise sur le territoire congolais. Selon lui, « plus de la moitié de l’armée rwandaise est déployée en RDC » sans l’accord du gouvernement congolais, ce qu’il qualifie de grave violation de la souveraineté nationale et du droit international.
Zénon Mukongo a fermement rejeté les justifications avancées par Kigali, notamment l’argument de la légitime défense. Il a souligné que « la création d’une administration parallèle sur le territoire d’un État souverain ne saurait être tolérée », ce qui constitue une transgression des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine. La RDC considère cette présence militaire comme une invasion et appelle la communauté internationale à agir.

Dans son discours, le diplomate congolais a insisté sur l’urgence d’appliquer la résolution 2773 du Conseil de sécurité, qui exige le retrait immédiat des troupes rwandaises et la cessation des hostilités par le M23. Il a exhorté les Nations Unies à passer des déclarations aux actes en imposant des sanctions plus sévères contre le Rwanda et ses alliés. « Sans pressions accrues, la désescalade restera un vœu pieux », a-t-il averti.
La situation sécuritaire en RDC, en particulier dans l’Est du pays, demeure critique. Le groupe rebelle M23, soutenu par Kigali selon Kinshasa, continue d’occuper plusieurs localités, multipliant les attaques contre les civils et les forces congolaises. Les récents rapports des Nations Unies et d’organisations indépendantes confirment l’implication rwandaise dans le conflit, malgré les démentis du gouvernement rwandais.
La RDC intensifie ses efforts diplomatiques pour obtenir un soutien plus ferme de ses partenaires. Kinshasa espère une mobilisation accrue des États membres de l’ONU afin d’accélérer la mise en œuvre des décisions prises et de contraindre Kigali à respecter les résolutions adoptées.












