Une vidéo de 53 secondes, filmée à 10h42 au rond-point BDGL à Goma, a suscité des inquiétudes sur les réseaux sociaux ce vendredi 28 février 2025. Dans cette séquence, l’auteur affirme que des éléments du M23 désarment et harcèlent les casques bleus de la Monusco. Cependant, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (Monusco) a rapidement démenti ces accusations.
“Aucun casque bleu n’a été blessé et aucun dégât n’a été constaté,” a déclaré Khady Ndeye, porte-parole de la Monusco, à Kivu Morning Post.
La vidéo, capturée de loin par un anonyme, montre des membres du M23 entourant un véhicule blindé de la Monusco, effectuant des mouvements à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule. Un autre véhicule de la Monusco, non entouré, est visible à l’avant.
Contactée par Kivu Morning Post, Khady Ndeye a expliqué le contexte de cet incident. Selon elle, un véhicule des Nations Unies a été bloqué par un convoi d’escorte, dont le propriétaire est un chef du M23, afin de vérifier si son véhicule avait été endommagé.

“Le propriétaire du véhicule civil, identifié comme un chef du groupe armé M23, a d’abord interrompu le convoi pour vérifier si son véhicule avait été endommagé. Après vérification, aucun dommage n’a été constaté. Il a ensuite contacté sa patrouille pour s’enquérir de la nature de l’escorte. Après des échanges avec le commandant de l’escorte, le chef du M23 a ordonné à ses subordonnés de laisser le convoi poursuivre sa route,” a-t-elle précisé.
Depuis la prise de Goma, un désaccord s’est installé entre la Monusco et le M23 concernant la communication des faits. Le porte-parole du M23 a récemment accusé la Monusco de complicité silencieuse après l’attentat de Bukavu, qu’il a attribué à Kinshasa. De son côté, la Monusco affirme son engagement à appliquer la résolution 2773 du Conseil de sécurité, à suivre le cessez-le-feu et à soutenir les processus de Luanda et Nairobi, en mettant l’accent sur la cessation des hostilités et le respect de l’intégrité territoriale de la RDC.











