Le mouvement républicain pour la défense du peuple (MRDP-TWIRWANEHO) a accusé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’appuyer des milices ethniques dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu. Dans un communiqué publié le 21 février, le mouvement affirme que ces soutiens militaires facilitent des attaques et exactions contre les populations civiles banyamulenge.
Twirwaneho se présente comme un mouvement d’autodéfense, luttant pour la survie de la communauté banyamulenge, qu’il considère menacée d’extinction et de déracinement de son milieu d’origine. Selon le communiqué, les attaques des milices ethniques, soutenues par les FARDC depuis 2017, se sont intensifiées, entraînant des bombardements et des destructions visant directement cette communauté.
Ces violences ont provoqué des déplacements massifs de populations, principalement des banyamulenge, qui se retrouvent en situation de réfugiés, notamment au Burundi. Twirwaneho souligne que la situation est devenue critique et nécessite une action immédiate.

Le mouvement a également annoncé son alliance avec l’AFC-M23, partageant des objectifs communs, notamment la lutte contre la discrimination ethnique. “Le MRDP-TWIRWANEHO, attentif aux autres mouvements qui luttent pour les droits des Congolais opprimés, salue les efforts de l’AFC, dont il est membre, en raison de sa vision et de l’objet de sa lutte pour assurer la paix et la restauration d’un État de droit”, peut-on lire dans le communiqué.
Le 25 février, les FARDC ont été signalées en action dans la région de Minembwe, ayant utilisé un drone d’attaque pour bombarder les villages d’Ilundu, en particulier Kwabuhimba et Nyarujoka, selon des sources locales.











