La Dynamique Génération consciente (DYGENEC-RDC asbl) a fermement dénoncé l’utilisation des enfants déplacés de guerre, dans ce qui semble être une campagne de communication politique.
La DYGENEC rappelle que conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par la RDC en 1990, il est strictement interdit d’exploiter les enfants à des fins politiques ou partisanes.
Selon les responsables de l’organisation, le fait de mettre en avant ces enfants déplacés, dont la souffrance est déjà immense pour renforcer une communication politique, est un acte contraire à l’éthique et à la dignité humaine.
“Ces enfants vont retourner dans les camps de déplacés sous des pluies battantes et des conditions de vie précaires, après avoir été médiatisés. Cela ressemble à une moquerie envers un peuple qui souffre depuis des années de conflits incessants”, a déclaré la DYGENEC.
Depuis trois ans, les populations du Nord-Kivu sont prises dans l’engrenage de la guerre, contraintes à vivre dans des camps de fortune où les conditions sont inhumaines. Le déplacement de ces enfants à Kinshasa pour un plaidoyer en faveur de la paix, aurait dû s’accompagner d’actions concrètes pour améliorer leur quotidien, estime la DYGENEC.

“Nous condamnons fermement le traitement médiatique qui viole la dignité de ces enfants. Il est impératif de placer les intérêts de la République et des citoyens au centre des actions politiques, et de cesser les actes qui ridiculisent le pays sur la scène internationale”, ajoute l’organisation.
La DYGENEC appelle toutes les organisations de défense des droits de l’homme et des enfants à s’unir pour condamner cet acte, et sensibiliser les autorités sur l’urgence de protéger les droits des plus vulnérables.
“Ces enfants ne doivent pas être utilisés comme des outils de communication politique, mais doivent être protégés, éduqués et soutenus pour construire un avenir meilleur”, conclu cette organisation.
Elle exhorte le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour améliorer les conditions de vie des déplacés, et éviter que des enfants ne soient à nouveau instrumentalisés dans des initiatives qui manquent de profondeur et de suivi.












