Lors de la cérémonie d’enterrement de 11 victimes civiles du naufrage survenu le 3 octobre 2024, le vice-gouverneur de la province du Nord-Kivu a fait le point sur les efforts déployés pour retrouver les corps restants et sauver ce qui peut encore l’être.
« À ce stade, avec les maigres moyens techniques dont nous disposons, à savoir des drones, GPS et plongeurs. Nous avons provisoirement conclu que le bateau a chaviré à 500 mètres de la rive de Kituku. Il s’est brisé en trois morceaux et gît actuellement à une profondeur de 198 mètres », a déclaré le vice-gouverneur, le commissaire supérieur Romuald Ekuka LIPOPO lors de son discours.
Les autorités font face à des conditions particulièrement difficiles dans la gestion de ce naufrage.
« L’eau du lac contient du gaz méthane, ce qui gêne considérablement le travail des plongeurs », a-t-il ajouté.
Malgré ces obstacles, les efforts de sauvetage se poursuivent.
Le vice-gouverneur a tenu à rassurer les familles des victimes en affirmant que le président de la République, le gouvernement national, ainsi que les gouvernements provinciaux du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent de tout mettre en œuvre pour résoudre cette tragédie.
Naufrage à Kituku, le bateau localisé à 198 mètres de profondeur
« Quoique les difficultés de sauvetage semblent insurmontables, les autorités sont déterminées à poursuivre leurs efforts pour offrir une solution », a-t-il affirmé avec gravité.
Ce naufrage, qui a causé la mort de plusieurs personnes et la disparition de nombreux passagers, reste l’une des pires catastrophes maritimes de ces dernières années dans la région. Les familles endeuillées, présentes à la cérémonie, ont exprimé leur chagrin et leur frustration face aux lenteurs du processus de récupération des corps.
Les opérations de recherche sont appelées à se poursuivre malgré les nombreux défis techniques et environnementaux rencontrés sur le lac Kivu. Pour l’instant, la zone demeure sous surveillance constante et les autorités continuent à explorer de nouvelles pistes pour tenter de récupérer les corps encore prisonniers des profondeurs du lac.
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