Une femme a été tuée dans la nuit du mercredi au jeudi 3 octobre 2024 dans le quartier Kyeshero, commune de Goma. Selon la jeunesse locale, des hommes armés ont fait irruption dans le domicile de la défunte et ont tiré sur elle dans sa chambre. Dans le même quartier, un militaire des Forces Armées Congolaises s’est suicidé en se tirant dessus. Les causes exactes de sa mort ne sont pas encore connues.
“À 19h, ce 2 octobre 2024, un militaire des FARDC s’est ôté la vie en se tirant dessus sur l’avenue Magene, dans le quartier Kyeshero, commune de Goma, derrière le Centre de santé mentale. Les circonstances ayant conduit à cet incident restent encore non élucidées”, a déclaré Jules Ngeleza, président de la jeunesse de la commune de Goma.
Le conseil communal de la jeunesse a également précisé que, dans cette même nuit, la femme du défunt Munyamariba a été tuée par des hommes armés non identifiés qui lui ont tiré des balles dans la tête.

“Ces inciviques ont poursuivi la victime dans sa chambre à coucher alors que le courant de Virunga était déjà coupé. Tous ces actes montrent la recrudescence des violences liées à l’insécurité grandissante dans la ville de Goma, dont les populations civiles sont les principales victimes”, a déploré Jules Ngeleza.
Le chef-lieu de la province du Nord-Kivu est secoué par une insécurité croissante. Des hommes armés non identifiés sont pointés du doigt. Selon les organisations de la société civile de Goma et Nyiragongo, il ne se passe pratiquement aucune nuit sans qu’un assassinat ne soit enregistré.
Mercredi, la société civile de la commune de Karisimbi, la zone la plus touchée par l’insécurité, a menacé de décréter des journées “ville morte” en raison des assassinats ciblés, des viols et des tirs fréquents.











