Le coordonnateur de la veille humanitaire chargé du monitoring des mouvements de la population en chefferie de Bwito et dans le sud de Lubero, Paris MASTAKI, appelle les organisations humanitaires à venir en aide à plus de 34 000 déplacés qui ont décidé de retourner dans leurs villages aujourd’hui sous contrôle des rebelles du M23.
Paris MASTAKI demande une aide urgente pour ces populations dépourvues de presque tout. Certaines de leurs maisons ont été détruites par les bombardements, d’autres manquent de quoi manger car elles ne sont pas encore autorisées à cultiver loin de leurs villages en raison de la situation sécuritaire actuelle. Au moins 90 % n’ont plus d’articles ménagers essentiels.
« C’était du 29 au 30 juin 2024, suite à l’avancée des rebelles du M23 dans le territoire de Rutshuru, que la population de Bwito et de Lubero a pris la décision de retourner dans leurs villages respectifs. Du 1er au 10 juillet, nous avons fait le monitoring dans la zone de santé de Kibirizi : village de Kibirizi, Kibingu, Kashalira, Kirima, Bwalanda, Mutanda, Kyahala, Mirangi, Lusowa, Birunsule, Yobora, Butalongola, Kanyabayonga, etc. Nous avons enregistré plus de 34 000 ménages déplacés qui ont regagné leurs villages respectifs. » a déclaré Paris Mastaki, coordonnateur de la veille humanitaire en chefferie de Bwito et dans le sud de Lubero.

« Nous appelons le monde humanitaire à venir en aide à ces populations. Nous avons assisté à une trêve humanitaire annoncée par les États-Unis, mais jusqu’à présent, les acteurs humanitaires n’arrivent toujours pas dans nos zones. Ils disent que la période était trop courte. Cette population ne sait plus quoi faire. » plaide-t-il.
Cette organisation affirme avoir enregistré à Kanyabayonga plus de 9 500 ménages, dans le village de Miriki au sud de Lubero plus de 4 000, dans le Luofu plus de 3 000, et à Kayna plus de 3 000. Néanmoins, ces ménages vivent dans des conditions inhumaines.
Pour l’agglomération de Kibirizi, parmi les 11 054 ménages qui y étaient avant la guerre, 7 391 ont déjà fait leur retour. À Kibingu, sur 509 ménages avant la guerre, 317 sont revenus.












