Malgré l’interdiction de toute manifestation populaire par le Maire de la ville de Beni, une dizaine de militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) section de Beni sont descendus dans la rue ce vendredi 5 juillet 2024, en ville de Beni. Ces derniers dénonçaient la situation sécuritaire volatile dans la province du Nord-Kivu.
Le départ de la manifestation était prévu au stade de Kalinda, dans le quartier portant le même nom. Empêchés par les services de l’ordre, de nombreux manifestants ont contourné le dispositif sécuritaire pour ressortir sur le boulevard du 30 juin, où ils ont manifesté pacifiquement en se dirigeant vers l’hôtel de ville de Beni.
“Nous ne comprenons pas le silence des autorités congolaises face à la complicité des Occidentaux dans la guerre que nous vivons,” a lancé un manifestant.
Scandant des chansons de dénonciation, plusieurs portaient des calicots où l’on pouvait lire un message appelant l’armée congolaise (FARDC) à traquer l’ennemi jusqu’à son anéantissement total et au chef de l’État de se tourner vers la Russie pour les accords.
Ces derniers demandent au gouvernement de la RDC de considérer les pays occidentaux comme agresseurs. Selon eux, ces pays se cachent derrière le Rwanda, qui agresse la RDC.
Pour rappel, dans un communiqué officiel rendu public le jeudi 4 juillet 2024, l’autorité urbaine de la ville de Beni a interdit toute série de manifestations populaires, demandant ainsi à la population de vaquer librement à ses occupations.
D’après le maire, le commissaire supérieur principal, Jacob Nyofondo Te-Kodale, cet appel est intervenu après son échange avec le président de la coordination de la société civile de Beni au sujet d’un probable mouvement de grève qui serait annoncé par un groupe de jeunes non autrement identifié.












