La situation humanitaire des déplacés de guerre venant de Rutshuru et Masisi vivant ces derniers temps dans le territoire de Lubero demeure préoccupante depuis le début des affrontements opposant les forces loyalistes FARDC/Wazalendo aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda dans la partie sud dudit territoire au Nord-Kivu.
D’après Richard Kalume, président de ces déplacés, un grand nombre de ceux qui étaient à Kanyabayonga ont été obligés de fuir la zone pour se réfugier à Kayna, Kirumba-centre et ailleurs dans le reste du territoire, en dépit des affrontements qui se poursuivent, causant ainsi la suspension de certaines aides humanitaires en faveur des déplacés.
Ces derniers traversent des moments difficiles, car ils sont dépourvus de tout, nourriture, abris et d’autres passent la nuit à la belle étoile, exposés à de multiples dangers.
Selon lui, ces citoyens ordinaires semblent être oubliés par les organisations humanitaires et le gouvernement, qui ne parviennent pas à intervenir depuis la suspension de l’aide du CICR dans cette partie de Lubero.

“La situation des déplacés dans les zones de refuge est tellement catastrophique. Vous savez, le plus grand nombre de déplacés s’est installé à Kayna, Kirumba, Mighobwe et ailleurs,” a-t-il déclaré. “Certains enfants passent la nuit dans des balcons sans couverture, sans nourriture, et sans médicaments. Il y a un risque qu’on enregistre des dégâts. Dernièrement, le CICR a suspendu les distributions dans la zone de Kanyabayonga et le gouvernement semble se taire,” a alerté Richard Kalume.
Richard Kalume appelle le gouvernement et ses partenaires à s’impliquer massivement afin de sauver des vies humaines de ces déplacés, car selon lui, l’effectif croît de jour en jour suivant l’évolution des combats dans cette partie du Nord-Kivu.
Rappelons que depuis quelques semaines, certaines organisations humanitaires ont quasiment arrêté leurs activités dans la région suite à l’insécurité grandissante.











