Le Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo Kinshasa (COJESKI) en province du Nord-Kivu a lancé, lors d’un point de presse animé ce vendredi 7 juin 2024, un appel pressant à une mobilisation nationale pour répondre à la crise humanitaire affectant des millions de déplacés internes dans la région du Nord-Kivu. Pecos Kulimushi, cadre de la COJESKI, a dénoncé les conditions de vie inacceptables dans les camps de déplacés et a exhorté les autorités et la population à agir rapidement.
“Nous sommes dans une crise et nous devons nous mobiliser rapidement pour apporter des solutions. Quand vous visitez les camps, vous vous rendez compte que c’est horrible. On ne peut pas accepter que les déplacés internes continuent à vivre dans de telles conditions, c’est tout simplement inhumain. Cette crise doit nécessairement cesser,” a déclaré Pecos Kulimushi lors du point de presse.
Ce cadre du COJESKI a également critiqué l’idée de rejeter toute la responsabilité de la crise sur la communauté internationale. Avant de solliciter l’aide extérieure, il est nécessaire de promouvoir une solidarité nationale.

“Au niveau de la COJESKI, nous ne sommes pas d’accord pour responsabiliser uniquement la communauté internationale pour tout ce qui se passe. On nous parle de solidarité nationale, mais où est-elle ? Avant que la communauté internationale intervienne, il y a une responsabilité citoyenne. Quelles actions avons-nous mises en place pour répondre à cette crise ?” a-t-il questionné.
Pecos Kulimushi a mis en évidence l’ampleur de la crise, avec plus de 3 000 000 de déplacés internes à Goma. Il insiste sur le fait que la solidarité entre les communautés locales pourrait grandement atténuer la situation.
“Ici à Goma, nous avons plus de 3 000 000 de déplacés internes. Avec ce chiffre, une solidarité nationale est nécessaire. Le Grand Kivu seul, avec une véritable solidarité, pourrait contenir cette situation,” a-t-il ajouté.












