Le matin du lundi 20 mai 2024 a été marqué par une panique généralisée accompagnée d’une psychose à Biakato, chef-lieu de la chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri. À l’origine de cette agitation, des rumeurs alarmantes circulaient, indiquant une possible incursion des rebelles ougandais d’ADF dans la région. Ces rumeurs ont paralysé toutes les activités socio-économiques et scolaires dans cette partie du sud de Mambasa Mouvement de Panique et Réaction de la Population
De 9h à 10h, des mouvements de foule ont été observés, les habitants fuyant de la partie est vers l’ouest de Biakato, craignant pour leur sécurité. La confusion régnait, et la peur s’était emparée de la population locale.
Contacté à ce sujet, Anicet Kathavali, coordonnateur de la société civile « Force Vive de Babila Babombi », a clarifié la situation. Il a révélé qu’il s’agissait en fait d’un déplacement de miliciens Maï-Maï. Ces derniers, engagés dans un processus de désarmement, se sont déplacés de leur site de cantonnement vers un autre lieu par crainte des opérations conjointes FARDC-UPDF (les Forces armées de la République démocratique du Congo et l’armée ougandaise) qui ont récemment été intensifiées dans la zone.

Appel au Calme et Mesures de Sécurité
Anicet Kathavali a exhorté la population à rester calme, soulignant que le comité de sécurité est à pied d’œuvre pour protéger les vies humaines. Il a également mentionné qu’une mesure sécuritaire d’urgence a été mise en place pour décourager la propagation de rumeurs terrorisantes sur les réseaux sociaux.
De plus, il a appelé les conducteurs de moto-taxis à faire preuve de conscience et à éviter d’effrayer davantage la population en abusant de leurs klaxons.
Reprise des Activités et Sécurité dans les Champs
Les activités socio-économiques ont repris leur cours normal l’après-midi de ce même lundi. Cependant, la terreur persiste parmi les agriculteurs fréquentant les champs à l’est de Biakato. Le samedi précédent, au moins sept corps sans vie, dont une femme, ont été enterrés par une équipe mixte composée de la Croix-Rouge, de la jeunesse et des FARDC dans la bourgade de Makwama, à environ 1,5 km à l’est de Biakato. Ces compatriotes avaient été exécutés par les rebelles ougandais d’ADF, selon nos sources.


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