Les activités socio-économiques, scolaires ainsi que la circulation routière ont été paralysées dès tôt le matin de ce lundi 29 avril 2024 dans plusieurs centres commerciaux de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu à l’est de la RDC.
La population locale, dont les commerçants, les conducteurs de taxi-moto et plusieurs élèves, ont répondu présent à l’appel des groupes de pression et mouvements citoyens qui ont annoncé une série de manifestations pour exiger l’arrivée à Beni des élus nationaux, des ministres et des acteurs politiques issus de la zone, afin de s’imprégner de la situation sécuritaire actuelle.
Au centre commercial de Matonge dans la commune de Mulekera et au marché central de Kilokwa, par exemple, les boutiques, les magasins, les pharmacies et les épiceries ont été contraints de fermer leurs portes.
“Nous avons fermé nos portes parce que nous exigeons la présence des députés de Beni et les anciens ministres nationaux issus de notre province pour qu’ensemble nous puissions chercher une piste de solution sur la situation ici. Nous sommes en guerre et la crise financière s’est accentuée plus que jamais”, déclare Jonas Kambale.

Alors qu’il observait la situation depuis sa fenêtre à Matonge, Serge Kyamundu, un habitant de Beni, soutient la démarche des groupes de pression qui demandent la démission du Maire de la ville, qualifié “d’incompétent”.
“La population réclame la paix à Beni. Si la population demande la sécurité, nous savons tous que les autorités et les services de sécurité doivent être impliqués. Et comme on demande la démission de l’autorité urbaine et son équipe, c’est parce qu’ils ont échoué à rétablir la sécurité. Voilà pourquoi la population réclame sa démission”, renchérit-il.
Rappelons que le député provincial élu du territoire de Beni, KASEREKA SIWAKO Alain, a été arrêté par le Service des Renseignements de la 34ème région militaire et a été présenté à la presse à Goma samedi 27 avril 2024 par le colonel Njike Kaiko, porte-parole du gouverneur. Alain Siwako est accusé d’avoir soulevé à travers ses propos incendiaires, la jeunesse de Beni contre les FARDC en décembre dernier.












