Au cours des trois derniers mois, un total de 13 personnes ont perdu la vie dans différentes circonstances au sein de la commune de Bulengera, à Butembo. C’est le bilan trimestriel en matière de sécurité depuis le début de l’année 2024, rapporté par le monitoring de la société civile communale de Bulengera ce mercredi 3 avril 2024. La société civile appelle les autorités à revoir leur approche afin de réduire de manière significative ces nombreux cas d’insécurité.
La société civile de Bulengera exhorte également la population à mettre fin à la pratique néfaste de la justice populaire, car cela va à l’encontre de la loi et entraîne la perte de vies innocentes.
Parallèlement, la société civile de Bulengera signale 13 décès au cours des trois derniers mois, un bilan macabre très lourd qui suscite de vives inquiétudes au sein de la population locale.
« La Société civile, en tant que force vive de la commune de Bulengera, a suivi avec une attention particulière la situation sécuritaire au cours des trois premiers mois de cette année, malheureusement marquée par de nombreux événements tragiques qui ont endeuillé notre communauté. Pour le premier trimestre de 2024, 13 personnes ont perdu la vie dans diverses circonstances : 5 personnes dans des accidents, 4 personnes assassinées, 2 par pendaison et 2 victimes de justice populaire », précise John Kameta, président de la société civile de la commune de Bulengera.

À cette occasion, la société civile présente une fois de plus ses sincères condoléances à la population de Bulengera en général et en particulier aux familles qui ont perdu des êtres chers.
Face à ce tableau sécuritaire sombre, la société civile de Bulengera recommande aux autorités de prendre des mesures appropriées et urgentes pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, de rester attentives aux alertes de la population en cas de probable incursion de bandits dans des foyers de citoyens paisibles.
Un appel est également lancé à la population pour rester vigilante et solidaire, pour évaluer les risques lors de leurs activités quotidiennes, pour éviter le désespoir et l’auto-justice, et pour dénoncer aux autorités toute activité suspecte ou toute collaboration avec l’ennemi.
L’année précédente, au moins 37 personnes avaient été tuées en 2023 dans la commune de Bulengera, à Butembo (Nord-Kivu), avait indiqué la société civile locale le mercredi 3 janvier.






