La société civile forces vives du Noyau d’Ibanda a lancé une alerte sur le danger imminent pour les habitants du quartier Panzi, situé dans la commune d’Ibanda, suite à la montée des eaux de la rivière Ruzizi. Cette montée a entraîné l’inondation d’au moins 150 foyers.
Le rapporteur de cette structure citoyenne, basée à Panzi dans la ville de Bukavu, a déclaré ce jeudi 14 mars 2024 que parmi toutes les avenues de la Commune d’Ibanda, l’avenue Ruzizi III est la plus durement touchée. Plusieurs maisons ont été emportées par les eaux de la rivière, tandis que de nombreuses autres ont été inondées. Heureusement, aucun décès n’a été signalé.
Après avoir été alertée par les habitants concernant la montée des eaux de la rivière Ruzizi dans le quartier Panzi, la société civile d’Ibanda s’est rendue sur place pour évaluer la situation.

« Suite au débordement des eaux de la Rivière Ruzizi, causé par un glissement de terrain au niveau du Rwanda près de Buhozi, qui a entraîné le gonflement de la rivière jusqu’à son débordement, plusieurs rues riveraines du quartier Panzi ont été touchées, en particulier dans les secteurs de Mushununu, les avenues Ruzizi III, II et I, ainsi que le quartier du cinquantenaire. Après notre visite sur le terrain, nous avons constaté qu’au moins 150 maisons ont été affectées par ce débordement, certaines inondées et d’autres emportées par les eaux de la rivière Ruzizi », a déclaré Murhula Machumbiko Jean, président de la société civile forces vives du Noyau Communal d’Ibanda.
Par ailleurs, la société civile de la Commune d’Ibanda exprime ses condoléances aux familles touchées et encourage la population à évacuer la zone et à chercher un refuge sûr.

Elle appelle également le gouvernement congolais à intervenir d’urgence pour assister les familles sinistrées en leur fournissant des moyens de subsistance ou en leur trouvant un lieu sûr où se réinstaller afin d’éviter tout risque de perte de vie humaine, a-t-il demandé.
Murhula Machumbiko Jean précise que des mesures doivent être prises au niveau provincial, national et international pour répondre à cette situation. Il condamne également les services cadastraux et d’urbanisme pour ne pas avoir protégé les dix mètres des rives.
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