Alors que le mois de Ramadan est un temps sacré pour les musulmans, exigeant le jeûne, la prière et la charité, ceux qui ont fui les affrontements entre les rebelles du M23-RDF-AFC et les FARDC affirment être confrontés à des défis pour respecter ces rituels. Lors d’une rencontre avec le Kivu Morning Post et des croyants musulmans, ces déplacés ont évoqué les difficultés rencontrées dans les camps où les ressources se font rares.
« Durant ce mois de Ramadan, nous avons du mal à respecter les rituels de notre religion musulmane. Nous éprouvons des difficultés à trouver une nourriture adéquate pour rompre le jeûne, ainsi que des vêtements appropriés pour cette période », a déclaré Amadi Mazanga, un résident du camp de Bulengo, rencontré à la mosquée Al Mukhadjirina de Bulengo.
Ces déplacés musulmans appellent à une assistance humanitaire appropriée, incluant des provisions alimentaires spécifiques pour le Ramadan, des espaces de prière et un soutien psychosocial pour faire face aux traumatismes liés au déplacement, a plaidé Cheik Radjabu Ali, imam de la mosquée.

« Il y a environ 180 musulmans dans ce camp de déplacés. La grande majorité d’entre eux éprouve de sérieuses difficultés à trouver de la nourriture pour rompre le jeûne en raison de la précarité. Certains passent même la nuit à la belle étoile, contraints de prolonger leur jeûne faute de nourriture. Nous appelons à une intervention humanitaire afin que ce mois sacré de Ramadan se déroule dans la bonté », a ajouté Cheik Radjabu Ali.
Comme de nombreux autres croyants musulmans à travers le monde, ces déplacés musulmans expriment un vœu. Certains implorent la miséricorde d’Allah pour que la guerre cesse dans leur région afin qu’ils puissent y retourner et vivre une vie normale. D’autres appellent le gouvernement à mettre fin à l’aventure du M23 sur le sol congolais.
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