Une présence massive des rebelles Ougandais des forces démocratiques et alliés (ADF) est signalée ces jours-ci dans plusieurs forêts du territoire de Mambasa, en Ituri. Ceci, après les bombardements d’un des grands bastions de ces rebelles entre du 27 au 28 janvier 2024 vers la colline de Butani, en chefferie des Walese-Vonkutu dans le territoire voisin d’Irumu par des militaires de la force conjointe FARDC-UPDF.
D’après la nouvelle société civile congolaise dans le territoire de Mambasa, ce sont les rescapés de ces rebelles qui ont témoigné de leur présence, engendrant une inquiétude au sein de la population agricultrice de certaines localités de cette partie de la province.
« Après un lourd travail des bombardements effectués par les FARDC-UPDF en territoire d’Irumu sur la colline Butani,les menaces pèsent sur le territoire de Mambasa, car ces rebelles se sont déplacés dans notre région, en chefferie des Babila-Bakwaza. Par conséquent, les entités comme Maroc, Mandondondo, Libanda sont en danger », a dit John Vuleveryo, un membre de la société civile.

Pour que des attaques ne soient prochainement enregistrées dans la région, la NSCC demande aux autorités militaires de prendre des dispositions nécessaires et d’urgence pour mettre hors d’état de nuire ces sanguinaires.
« Il n’y a pas de raisons importantes de voir les militaires être concentrés dans les villages se trouvant le long de la route Mambasa-Komanda alors que les champs des agriculteurs sont inaccessibles », conclut-elle.
Les territoires de Béni, Irumu et Mambasa sont les territoires les plus ciblés par des attaques des ADF, en dépit des efforts consentis par les autorités militaires des provinces de l’Ituri et Nord-Kivu sous état de siège.
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