Le coordinateur humanitaire en République Démocratique du Congo a déclaré être profondément troublé par les graves atteintes au droit international humanitaire enregistrées ces derniers temps, avec des combats ayant coûté la vie à de nombreux civils, dont des femmes et des enfants, notamment à Mweso, où un bombardement dans un quartier résidentiel le 25 janvier a causé la mort de 19 personnes et blessé plus de 20 personnes.
Bruno Lemarquis rappelle aux parties au conflit à leur devoir de protection des populations civiles. Celles-ci ne sauraient être la cible des combats et ont le droit de recevoir les secours appropriés.
« Les conséquences humanitaires de l’intensification récente des violences sont alarmantes. Environ 8 000 personnes déplacées internes ont désormais cherché refuge près de l’hôpital de Mweso. Ce qui fait planer le risque d’un nouveau drame si les combats s’intensifient à proximité de cette installation vitale qui doit être protégée, selon le droit international humanitaire. La zone de santé de Mweso compte plus de 251 000 personnes, actuellement dans un besoin urgent d’assistance humanitaire » a déclaré l’OCHA dans le communiqué.

« Il est crucial de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires et des civils afin de permettre que l’assistance leur parvienne et empêcher une aggravation de la situation humanitaire », a insisté M. Lemarquis.
Cette récente escalade de violence rappelle tragiquement les souffrances endurées depuis des années par les populations civiles affectées par le conflit dans le Nord-Kivu. Plus de 2,5 millions de personnes ont été déplacées et ont un accès limité aux services de base.
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