Une montée vertigineuse des produits de premières nécessité s’observe depuis quelques semaines dans la ville de Bukavu. Cette hausse des prix concerne les produits tels que du sucre, le haricot, la farine de maïs et de manioc, les produits pétroliers, le riz et l’huile végétale. Selon les forces vives locales, cette hausse des prix est due à la revue à la hausse du prix des produits pétroliers et la suspension du trafic entre la ville et les territoires.
« Un kilo de sucre est passé de 3000 à 5000 F, la mesure de haricot est passé de 2500 à 6000 fc et 25 kg de farine est passé de 14 à 28 dollars américains. Le prix du transport en commun a migré de 700 à 2000 fc. » fait savoir Alain Shindano, président de la société civile de Bukavu.
Face à ce tableau sombre et le manque de volonté des autorités compétentes pour trouver une solution à l’interne, ces forces vives ont dans une déclaration conjointe menacer de mettre en exécution certaines actions citoyennes en vue de les contraindre. Il s’agit pour le président de cette structure urbaine de
« L’organisation d’une journée sans véhicule, la tenue d’une marche suivie du dépôt de d’un mémorandum adressé au chef de l’Etat sur les conditions socio-économiques précaires dans la ville de Bukavu ».

Au cours de cette rencontre avec les médias, ces forces vives urbaines ont, au même moment, plaidé auprès des autorités pour l’exonération de certains produits comme le pétrole, le riz, la farine, le sucre et les médicaments. Au sujet de la montée du prix du carburant, un délai de trois jours a été accordé au gouvernement provincial et national pour qu’une solution soit trouvée.
Dans sa correspondance du lundi 23 octobre, le ministre national a publié une nouvelle structure des prix en RDC. Dans la partie Est du pays, un litre d’essence qui coûtait 3500 fc se négocie actuellement à 4000 FC. Une mesure qui fait suite à la grogne de vendeurs de produits pétroliers.
Ces derniers ont refusé depuis vendredi dernier de vendre leurs produits en fustigeant l’inadéquation dans la fixation de prix dans l’Est du pays et la multiplicité des taxes.
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