La dynamique des femmes dans les mines FEDM en sigle demande au gouvernement congolais de mettre en place des mécanismes efficaces visant à protéger les exploitants miniers en province du Nord Kivu. Cet appel intervient quelques jours après un glissement de terrain survenu lundi à Bibatama dans la zone de Rubaya.
Angélique Nyirasafari présidente de la FEDM au Nord-Kivu pense que le gouvernement reste passif dans le traitement du dossier relatif à l’exploitation des mines. Une latence à base des risques graves dans ce secteur
« Notre gouvernement ne fait pas son travail comme il se doit. Imaginez-vous quand les gens exploitent les minerais plus des trois mois sans aucun document qui leur autorise d’exercer dans un carré Minier. C’est vraiment une légèreté inouïe. Quel est le travail de ces services étatiques ? Nous ne voyons pas le travail de la division des mines, et bien d’autres institutions de l’État qui devraient assainir ce secteur. » S’interroge-t-elle ?

Cette structure des femmes œuvrant dans le secteur minier plaide pour une collaboration entre les sociétés minières et les associations encadrants les creuseurs artisanaux. Elle appelle également le gouvernement à prendre en main ses responsabilités pour punir sévèrement toute personne qui pourra exercer le travail dans différents sites miniers sans aucune permission de la part des services compétents.
« Toutes ces personnes qui volent les minerais de la RDC doivent être punis sévèrement, car elles pillent la richesse du pays. Nous déplorons par ailleurs cette attitude des sociétés et coopératives œuvrant dans ces secteurs, elles doivent aussi aider le gouvernement à réglementer ce secteur » ajoute Angélique Nyirasafari.
Ce glissement de terrain à Bibatama intervient quelques mois après un autre survenu en décembre dernier à Rubaya. Ce dernier avait fait une quarantaine des morts.
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