Des prisons de la province du Nord-Kivu en particulier et de la république démocratique du Congo en général enregistrent des morts du jour le jour.
Selon plusieurs analystes et des défenseurs des droits de l’homme, cette situation est due au non-respect des droits des détenues par les agents chargés de la sécurisation des maisons carcérales.
La prison étant un endroit où on doit mettre quelqu’un à la raison et lui octroyé une véritable justice. En province du Nord-Kivu par exemple, des prisons sont considérées comme de mouroir.
Dans le territoire de Masisi et Walikale certains prisonniers sont mis à des tortures ou même les uns sont enfermés dans des trous profonds considérés comme lieu de détentions et ceci se suivent par des coups, des fouets matin, midi et soir. Tous cela conduisent ces Congolais à trouver même la mort suite aux mauvaises conditions de vie.
Dans ce même contexte, les droits de la personne humaine ne sont pas respectés dans des prisons au Nord-Kivu. Il y a même des prisons qui ne donnent pas aux détenues l’accès aux soins, des santés en cas des maladies.

Dans la prison centrale de masisi des organisations alertent sur la carence de la nourriture et d’eau potable d’où les auteurs seraient les responsables de cette prison. Ici des prisonniers commencent manger des herbes comme des animaux pour sauver leurs vies.
Cette question inquiète non seulement les organisations non gouvernementales, mais également des acteurs politiques et de la société civile de ce territoire.
Lors de son entretien avec Kivumorningpost ce jeudi Georges Bingi affirme qu’il y a des aides en vivres donnés par des ONG qui sont détournées par des responsables de la prison centrale de Masisi.
Pour lui depuis « le début de l’État de siège , les militaires qui ont la dernière parole ne veulent plus respecter les droits des prisonniers. La liberté individuelle étant garantie par la constitution.
Pourquoi des morts et les non-respects des droits des prisonniers ?
Selon maitre Sosthène Ngabonziza, défenseur des droits humains en province du nord kivu, la plupart des détenues en RDC perdent la vie suite aux mauvaises conditions de vie dans les lieux des détentions ou même certaines d’entre elles subissent même des tortures et cela faite par des agents mis à la garde des certaines prisons.
« Pour dire vrai, les droits des prisonniers dans notre pays sont en voie de disparitions. Un jour, on se retrouvera dans une situation chaotique, des pertes en vie humaine en grande partie des prisonnières »
Il révèle que « la personne détenue à plusieurs droits comme tant d’autres Congolais comme avoir la nourriture à temps, droit aux soins médicaux en cas de maladies, droit de recevoir ses visiteurs. selon les normes établit par la direction de la prison où celui-ci est détenue, et plusieurs autres.»

Pour lui tout ceci ne sont pas respecté par les autorités congolaises et la situation devient plus chaotique dans la partie est de la RDC où des morts et autres barbaries sont les rapports quotidiens des dirigent des prisons.
Pour ce qui est de la communication avec le monde extérieur, Sosthene Ngabonziza précise que « Les règles internationales garantissent aux détenus le droit de communiquer non seulement avec un avocat, mais également avec le monde extérieur. Ces communications sont importantes pour protéger les droits du détenu, mais aussi pour qu’il puisse être traité avec humanité. »
Les visites sont certes autorisées, mais le temps qui y est consacré varie d’une prison à l’autre. En RDC, tout visiteur est obligé de donner de l’argent aux militaires ou policiers de garde stationnés à la porte d’entrée. Parfois, l’entretien avec le détenu est également monnayé, ce qui décourage finalement les visiteurs.
L’ordonnance n° 344 énumère aussi les droits que tout détenu ou prisonnier peut réclamer.
Elle est conforme, dans ses grandes lignes, aux règles minima sur le traitement des détenus sauf en ce qui concerne les sanctions disciplinaires. Alors que la Règle minima 32 interdit les peines corporelles, les peines d’isolement sans avis préalable du médecin, l’ordonnance précitée en son article 78 préconise les menottes pendant 7 jours, le cachot pendant 45 jours.

Dans le même optique, l’article 39 de l’ordonnance n°344 du 17 septembre 1965 portant régime pénitentiaire en RDC dispose que le mineur d’âge n’est gardé ou incarcéré dans la prison que s’il n’existe pas d’Etablissement de garde et d’éducation de l’Etat dans le ressort du tribunal de grande instance. Le manque de moyens et l’état de vétusté de ces établissements les a presque tous condamnés à la fermeture, entraînant un recours quasi systématique à l’enfermement des mineurs dans les prisons d’adultes.
Des rapports des organisations des défenses des droits de l’homme au Nord-Kivu renseignent que depuis janvier 2023, plus de 25 prisonniers ont perdues la vie dans la prison centrale de Masisi et une autre dizaine dans celle de WALIKALE.
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Un commentaire
Courage la rédaction !
Toute personne a droit d’être respecté dans sa dignité !