Le Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président congolais Joseph Kabila, s’oppose à un nouveau renouvellement du mandat de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO). Il estime que ses 28 années de présence dans le pays constituent un échec, car elles n’ont pas permis d’obtenir les résultats attendus.
Cette position a été exprimée mardi à Goma par Bertrand Bisimwa, vice-président du FRN, lors d’un compte rendu après la rencontre entre l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, et James Swan, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la MONUSCO.
« 28 ans plus tard, quand on fait le bilan des activités de la MONUSCO, on constate que ce fut un échec total. Nous pensons qu’un nouveau mandat ne changerait absolument rien à la situation actuelle du pays », a déclaré Bertrand Bisimwa.
« Nous aurions souhaité que le mandat ne soit pas renouvelé et que la MONUSCO poursuive son retrait comme prévu », a-t-il ajouté.
Le mandat actuel de la MONUSCO a été prolongé d’un an par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 19 décembre 2025, à travers la résolution 2808.
Il arrive à échéance le 20 décembre 2026.
Le Conseil de sécurité devra donc se prononcer sur une éventuelle nouvelle prorogation avant cette date.
La question d’un éventuel redéploiement de la MONUSCO au Sud-Kivu a également été évoquée. La mission avait achevé son retrait de cette province le 30 juin 2024, après avoir cessé ses opérations à la fin du mois d’avril et fermé son bureau de Bukavu le 25 juin.
La résolution 2808 prévoit toutefois un possible appui exceptionnel de la mission aux activités de vérification du cessez-le-feu au Sud-Kivu, sous certaines conditions.
Le FRN exprime des réserves sur cette perspective, notamment dans les zones de la province du Sud-Kivu qu’il considère comme stabilisées.







