La jeunesse de Beni veut voir la lutte contre la maladie à virus Ebola se renforcer et s’inscrire dans la durée. C’est le message central de la déclaration de presse rendue publique ce mercredi 4 novembre 2026 par le Conseil urbain de la jeunesse.
Devant la presse, le porte-parole de cette structure, Joël Amisi Lugwaré, a lu un document qui fait le point sur l’évolution de l’épidémie dans la province du Nord-Kivu, en particulier dans la ville de Beni.
Le Conseil dit suivre la situation avec préoccupation. Il rappelle que derrière les chiffres, il y a des vies, des familles éprouvées et des communautés fragilisées, ainsi qu’un tissu socio-économique mis à rude épreuve.
Pour le Conseil urbain de la jeunesse, les mesures de prévention doivent être respectées en permanence, aussi bien par la population que par les institutions.
Le lavage des mains, les gestes barrières et les autres précautions sanitaires restent, selon lui, essentiels pour limiter la propagation du virus.
Le Conseil estime qu’il est nécessaire de passer des discours aux actions concrètes, coordonnées et permanentes.
Il souhaite que cette dynamique se poursuive dans le temps, avec un suivi régulier des mesures annoncées.
« La lutte contre Ebola doit rester une priorité chaque jour », a souligné le porte-parole.

Des propositions pour améliorer la riposte
Le Conseil formule plusieurs propositions à l’endroit des autorités et des acteurs de la riposte.
Il souhaite d’abord un engagement constant des autorités, avec la mise à disposition des moyens financiers, logistiques et matériels nécessaires, notamment pour le fonctionnement des ambulances, le carburant des véhicules d’intervention et le paiement régulier des prestataires.
Il plaide ensuite pour plus de transparence dans la gestion des ressources, le respect des décisions techniques et médicales, ainsi qu’une évaluation régulière du fonctionnement de la coordination afin de renforcer les capacités des équipes.
Sur le plan des ressources humaines, le Conseil encourage des recrutements basés sur la compétence, l’expérience et l’intégrité, ainsi qu’une amélioration des conditions de travail du personnel médical et communautaire, notamment en matière de rémunération, de transport, de protection et d’accompagnement psychosocial.
Il propose aussi de renforcer la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, le dépistage et la prise en charge rapide des cas suspects, ainsi que la publication régulière d’informations fiables sur l’évolution de l’épidémie.
À la population, le Conseil demande de reconnaître la réalité de la maladie et de respecter les mesures de prévention recommandées par les professionnels de santé.
Le Conseil appelle les médias à privilégier la sensibilisation, la prévention, la solidarité et la lutte contre les fausses informations.
« Ebola existe. La menace est réelle. La prévention est une responsabilité collective », conclut la déclaration.
Le texte est signé par Paulin Livimba Joé, président du Conseil urbain de la jeunesse de Beni, ainsi que par les présidents des conseils communaux de la jeunesse de Ruwenzori, Mulekera, Bungulu et Beu.







