Une partie de la population de Kambau, dans le groupement Bapakombe, territoire de Lubero, à environ 100 km de Butembo, au Nord-Kivu, se déplace depuis le mardi 3 novembre vers d’autres localités jugées plus sécurisées.
L’information a été confirmée ce mercredi par le comité local de protection communautaire.
« Le mouvement de population intervient à la suite de rumeurs faisant état d’une possible présence des rebelles ADF dans la zone », confirme Vianney Kitswamba, président du comité local de protection communautaire.
Parallèlement, la société civile forces vives du secteur des Bapere a rendu publique, le 3 novembre, une alerte sécuritaire concernant la situation dans le groupement des Bapakombe.
Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 novembre, aux environs de 20 heures locales, lorsque des tirs nourris ont semé la panique à Ntoyo-Kasenye, à plus ou moins 5 kilomètres à l’est de Manguredjipa-centre.
Selon la société civile, il s’agirait d’un militaire incontrôlé des FARDC qui serait allé déstabiliser le camp des VDP au village de Kasenye. L’incident a dégénéré en échanges de tirs à balles réelles entre les deux forces censées protéger la population.
« Plusieurs habitants ont passé la nuit à la belle étoile », rapporte la société civile.
La société civile forces vives des Bapere, à travers son président, Samuel Kagheni, condamne fermement ces échanges de tirs, alors que l’ennemi menace les entités voisines. Elle appelle les autorités compétentes à interpeller les auteurs afin qu’ils répondent de leurs actes.







