Prince Epenge, vice-président de LAMUKA, a été arrêté dimanche 25 octobre 2026 à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa. Selon des proches, il se rendait à Rome pour une réunion de l’opposition, réunie au sein de la Coalition article 64 (C64).
Selon un communiqué de LAMUKA, Prince Epenge s’apprêtait à prendre un vol pour Rome avec Martin Fayulu et Jean-Baptiste Kasekwa afin de participer à un conclave de la C64.
Les trois responsables ont vu leurs passeports retenus par les services de la Direction générale de migration (DGM), mais seuls ceux de Martin Fayulu et de Jean-Baptiste Kasekwa leur auraient été restitués.
Prince Epenge aurait ensuite été conduit au Conseil national de cyberdéfense (CNC), où il serait poursuivi pour « propagation de faux bruits », en lien avec ses déclarations sur la mort de Manassé Lomboto, militant et chargé de sécurité de son parti.
Ce décès, survenu après la marche de la coalition C64 du 15 septembre, alimente les tensions entre l’opposition et le pouvoir. L’opposition attribue les violences ayant précédé la mort de Lomboto à des éléments de la Force du progrès de l’UDPS. L’ADD Congo a également accusé Augustin Kabuya d’avoir tenté d’influencer la famille de la victime.
Face à cette situation, LAMUKA exprime ses inquiétudes concernant la sécurité de son porte-parole et réclame la confirmation officielle de son lieu de détention, sa libération sans condition ainsi que la restitution de son passeport.
La coalition appelle également les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à suivre cette affaire.







