Le Bloc Katangais, structure qui regroupe la diaspora katangaise, a exprimé, dans un communiqué publié le 22 octobre 2026, son indignation face aux morts de creuseurs artisanaux dans la ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba.
Cette structure exige la vérité sur les accusations de tirs meurtriers impliquant des policiers, des militaires et des éléments de la Garde républicaine.
« Aucune concession minière ne vaut une vie humaine. L’État, qui reconnaît et taxe l’activité artisanale organisée, doit protéger les creuseurs et garantir des espaces d’exploitation légaux et sécurisés, tout en clarifiant les relations entre les creuseurs et les sociétés concessionnaires », a déclaré le professeur Jean-Paul Mbuya Mutombo, président du Bloc Katangais.
« Une enquête indépendante doit établir les faits, les responsabilités individuelles et les éventuelles chaînes de commandement. Nous exigeons l’arrêt immédiat de tout usage illégal de la force, la protection des témoins, l’assistance aux familles, des enquêtes publiques et des poursuites contre tout responsable, quel que soit son rang », a renchéri le professeur Jean-Paul Mbuya Mutombo.
« Au gouvernement incombe la responsabilité de protéger une jeunesse venue de tout le Congo, notamment du Kasaï : son abandon risque d’alimenter des tensions intercommunautaires et des violences dont il doit prévenir l’escalade », a plaidé le Bloc Katangais.
Le Bloc Katangais demande aux pays acheteurs et aux entreprises d’assurer une traçabilité vérifiable et de suspendre les approvisionnements liés à des violations graves.
Le Bloc Katangais appelle la communauté internationale à traiter comme des « minerais de sang » les minerais dont l’extraction est entachée de violences avérées.
La diaspora katangaise estime que le besoin mondial de minerais de transition ne saurait justifier le sacrifice de la jeunesse congolaise. « Le gouvernement doit agir maintenant et répondre de ses actes comme de ses manquements », a-t-il conclu.
Depuis le début de la semaine, des manifestations de creuseurs ont éclaté dans la ville de Kolwezi contre les opérations de contrôle menées dans les entités de traitement et les comptoirs d’achat de minerais. Ces opérations étatiques ont rendu pénible la vie économique de nombreux exploitants artisanaux.







