Le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) a, dans un communiqué, alerté sur un plan de massacres visant les civils et les ressortissants occidentaux en République démocratique du Congo. La réaction du FRN est intervenue mercredi 21 octobre 2026, après les déclarations de Fils Mukoko Mudipanu.
Dans une vidéo devenue virale sur la toile, ce cadre de l’UDPS, parti présidentiel, a indiqué qu’ils allaient distribuer des armes dans les églises et les universités, mais aussi qu’ils attaqueraient les Occidentaux présents au pays.
« Le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) alerte solennellement l’opinion publique nationale et internationale sur la gravité des appels aux massacres visant des populations civiles congolaises ainsi que des ressortissants occidentaux, lancés par Monsieur Fils Mukoko, l’un des proches disciples de Monsieur Félix Tshisekedi et un haut cadre de l’UDPS. Ces déclarations sont relayées en boucle par des communicateurs du régime de Kinshasa, contribuant ainsi à amplifier leur portée et à aggraver les inquiétudes qu’elles suscitent », a déclaré Lawrence Kanyuka, porte-parole du FRN, sur son compte X.
« Face à la gravité de ces propos, le FRN prend à témoin le peuple congolais, les organisations de défense des droits humains, les mécanismes internationaux de prévention du génocide et des atrocités de masse, ainsi que l’ensemble de la communauté internationale », ajoute-t-il.
Lawrence Kanyuka précise que la présence des FDLR au sein des FARDC et de l’appareil sécuritaire congolais, conjuguée à la diffusion d’appels à la distribution d’armes en vue de commettre des massacres à grande échelle, rappelle dangereusement le climat qui prévalait à la veille du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
« Cette sombre page de l’histoire impose une vigilance absolue et une mobilisation urgente afin de prévenir toute nouvelle tragédie », prévient-il.
Le FRN rappelle ainsi que l’obligation de protéger les populations civiles ne saurait être reléguée au second plan.
« Face à un danger grave et imminent, l’inaction peut avoir des conséquences irréversibles. La non-assistance à personne en danger est condamnable, et nul ne saurait se soustraire à ses responsabilités lorsque des vies humaines sont menacées », a renchéri le FRN, dirigé par Joseph Kabila.
Pour le FRN, aucune considération politique ne saurait justifier les appels aux massacres, la banalisation des discours de haine ou l’indifférence face aux menaces qui pèsent sur des vies humaines. La réaction du FRN s’ajoute à celles de plusieurs personnalités de la RDC qui ont vivement condamné cet appel à la violence.







