Deux structures sanitaires situées dans les villages de Rusekera et de Mulimbi, dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, font face à un manque d’eau potable. Cette situation compromet le bon déroulement des activités sanitaires et expose les patients ainsi que le personnel soignant à des difficultés supplémentaires dans la prise en charge des malades.
Selon Daniel Bitunguramye, notable de la région, ces structures sanitaires sont contraintes de parcourir une distance d’au moins 200 mètres pour s’approvisionner en eau de source. Cette démarche, indispensable au fonctionnement quotidien des établissements de santé, s’effectue dans un contexte marqué par des risques sécuritaires et d’autres dangers.
« Ces structures sanitaires éprouvent d’énormes difficultés pour accéder à l’eau potable. Le personnel doit parcourir au moins 200 mètres pour s’approvisionner en eau de source, tout en faisant face à des risques sécuritaires », explique Daniel Bitunguramye.
La pénurie d’eau potable ne concerne pas uniquement les structures sanitaires. Elle touche également les habitants des villages concernés, dont certains sont contraints de consommer de l’eau de pluie et de rivière pour répondre à leurs besoins quotidiens. Une pratique qui suscite des inquiétudes quant aux risques sanitaires liés à la consommation d’une eau dont la potabilité n’est pas garantie.
« La population locale est également affectée par cette situation. Certains habitants consomment de l’eau de pluie et de rivière, faute d’un accès suffisant à l’eau potable. Nous craignons les conséquences que cette situation pourrait avoir sur leur santé », alerte ce notable.
Face à cette situation, Daniel Bitunguramye appelle les autorités compétentes, les organisations humanitaires ainsi que les personnes de bonne volonté à s’impliquer pour trouver une solution durable. Il plaide notamment pour la mise en place de mécanismes permettant d’approvisionner régulièrement les structures sanitaires et les communautés locales en eau potable, afin d’améliorer les conditions d’hygiène et de prévenir les risques de maladies liées à l’eau insalubre.







