Le poète congolais Guillaume Bukasa est décédé le jeudi 15 octobre 2026 au matin, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, des suites d’une maladie. Sa disparition suscite de nombreuses réactions dans le milieu culturel, où il était connu pour ses œuvres littéraires et son engagement en faveur de la paix par la poésie.
L’annonce de sa mort a provoqué une vive émotion parmi les personnes qui l’ont côtoyé et partagé avec lui la passion des livres, de la lecture et de la poésie.
Augustin Mosange, opérateur culturel et actuel directeur du Foyer culturel de Goma, a exprimé sa tristesse dans une publication sur sa page Facebook.
Il a notamment évoqué le choc ressenti par ceux qui connaissaient le poète et partageaient ses engagements culturels : « Sa mort, ce 15 octobre 2026 au matin, est un choc pour ceux qui le fréquentaient et qui partageaient avec lui la passion du livre, de la lecture et de la poésie », écrit le directeur.
Cette disparition touche également ses anciens élèves, notamment Lysa Bindu, qui affirme avoir bénéficié de son accompagnement artistique pendant cinq ans. Elle lui a rendu hommage en soulignant le rôle qu’il a joué dans son parcours.
« Le poète, il a été pour moi une couverture artistique depuis cinq ans. C’est lui qui m’a tout appris et c’est lui qui me recommandait au début pour toutes mes prestations et projets auxquels je pouvais participer », a-t-elle témoigné.
Au-delà de ses relations avec les artistes, Guillaume Bukasa laisse derrière lui un parcours marqué par plusieurs œuvres poétiques.
Né à Kinshasa, il a poursuivi ses études secondaires au collège Afjajiri, en section littéraire, avant de terminer ses études de lettres vers 1996, selon sa fiche biographique publiée sur Africultures.
En 2002, il a obtenu le prix BBC pour son poème Train de la démocratie, ainsi que le prix de l’Université de Liège pour Fleur d’amour, fleuve de guerre.
Parmi ses œuvres figurent également Cette nuit la victoire, publiée en 1998, et Des mots pour dire la paix au Kivu, un recueil consacré notamment à la pacification de l’est de la République démocratique du Congo.
Son engagement s’est aussi exprimé à travers ses responsabilités dans le milieu littéraire du Nord-Kivu. Il a notamment présidé le Collectif des écrivains du Nord-Kivu et contribué à la promotion de la littérature dans la région.
Ses œuvres, son engagement pour la paix et l’accompagnement qu’il a apporté à de jeunes artistes restent parmi les traces de son parcours.







