La route Kitshanga-Sake, axe vital du territoire de Masisi, est devenue de plus en plus impraticable ces derniers temps. En raison des fortes pluies dans cette partie du Nord-Kivu, la chaussée s’est transformée en bourbier, rendant la circulation extrêmement difficile pour tous les usagers.
D’après plusieurs usagers rencontrés sur place, cette situation rend le trajet pénible, alors qu’ils se trouvent obligés d’emprunter cette route pour survivre. Pour beaucoup, il n’existe aucune alternative viable pour relier leurs villages aux marchés et à la ville de Goma.
Les conducteurs de motos, qui assurent l’essentiel du transport entre Goma et Kitshanga, sont les premières victimes de cette dégradation.
« Franchement, pour nous, motards, ça devient très compliqué. La route est remplie de boue, en commençant à Petit Masisi jusqu’à Makambo. Il y a des accidents, et cela nous fait traîner sur la route », regrette un motard qui n’a pas voulu donner son nom.
Cette situation rallonge considérablement la durée du voyage. Au lieu de trois heures pour atteindre Goma, les motards mettent désormais quatre heures, parfois plus.
La boue, les nids-de-poule remplis d’eau et les pentes glissantes multiplient les risques de chute et d’embourbement, surtout pendant cette période pluvieuse.
L’impact économique est direct pour les ménages qui vivent uniquement du transport Goma-Kitshanga.
« Même nos foyers sont victimes sur le plan économique, car on ne sait plus quoi faire », témoigne un autre conducteur.
La baisse du nombre de rotations, l’usure accélérée des motos et la peur des accidents réduisent leurs revenus journaliers.
L’impraticabilité de cette route reste l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés les usagers.
En attendant une réhabilitation urgente, ils réclament au moins un entretien d’urgence pour permettre la continuité des activités économiques et éviter l’isolement total de Kitshanga.







