Une délégation du ministère congolais de la Défense s’est rendue lundi 28 septembre 2026, à Kinshasa, au domicile du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, décédé dans le crash d’un avion survenu vendredi à Kenge, dans la province du Kwango, a indiqué la cellule de communication du ministère.
Cette visite de compassion visait à apporter le soutien des autorités à la famille du haut magistrat militaire ainsi qu’à l’ensemble de la Haute Cour militaire, durement touchée par le drame.
Le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, qui dirigeait la Haute Cour militaire, figure parmi les deux hauts responsables de la justice militaire morts dans l’accident. Le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC, a également péri dans le crash.
La délégation du ministère de la Défense est venue exprimer sa solidarité à la famille du premier président de la Haute Cour militaire, selon la même source.

« Cette visite du ministre de la Défense nationale et de tout le gouvernement était destinée à apporter un soutien moral à la famille ainsi qu’au premier président et à l’ensemble de la Haute Cour militaire. C’est une lourde perte pour les FARDC. En ces moments difficiles, la Nation reste unie derrière ses officiers », a indiqué la cellule de communication du ministère.
Joseph Mutombo Katalay Tiende était considéré comme l’un des hauts magistrats militaires les plus expérimentés du pays, après plusieurs décennies de carrière au sein de la justice militaire.
L’appareil, qui revenait d’une mission effectuée à Kikwit, dans la province du Kwilu, s’est écrasé le 25 septembre à Kenge alors qu’il se dirigeait vers Kinshasa. Les deux hauts magistrats militaires figuraient parmi les victimes.
Le ministère de la Justice a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire préliminaire afin d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident.
Le gouvernement congolais a par ailleurs décrété trois jours de deuil national avant les inhumations et ordonné la mise en berne des drapeaux sur l’ensemble du territoire jusqu’à la fin des obsèques.







