La Commission nationale des droits de l’Homme, CNDH en sigle, a annoncé, jeudi 17 septembre 2026, la poursuite de son enquête sur les incidents survenus lors de la marche de la Coalition Article 64, organisée le 15 septembre à Kinshasa contre le projet de modification de la Constitution.
Dans un communiqué signé par son président, Paul Nsapu Mukulu, la CNDH indique avoir déployé une mission d’observation pour suivre le déroulement de la manifestation et documenter d’éventuelles violations des droits de l’Homme.
L’institution relève que le caractère pacifique de la marche a été perturbé dans les 10e, 11e et 12e rues de la commune de Limete. Elle affirme que des personnes munies notamment de machettes, de bâtons et d’autres objets contondants ont empêché la progression des manifestants vers leur point de chute, le siège de l’Écidé, sur le boulevard Triomphal.
« Cette situation a malheureusement donné lieu à des atteintes aux droits de l’Homme qui, présentement, font l’objet d’une enquête approfondie de la part de la CNDH », précise le communiqué.
La CNDH condamne tout recours à la violence et appelle les responsables politiques ainsi que les autres acteurs publics à privilégier « la tolérance, la retenue et le dialogue afin de préserver la paix sociale et l’exercice pacifique des libertés publiques ».
Concernant la gestion de la manifestation, l’institution salue également l’attitude de la Police nationale congolaise. Elle encourage les forces de l’ordre à maintenir « une attitude fondée sur la retenue, l’impartialité et le professionnalisme », tout en respectant les droits fondamentaux des manifestants et des autres personnes présentes.
La CNDH recommande enfin aux autorités judiciaires d’ouvrir sans délai une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs matériels et intellectuels des faits incriminés.
« Les autorités judiciaires doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs tant matériels qu’intellectuels des faits incriminés afin qu’ils répondent de leurs actes », précise-t-elle dans son communiqué.
Elle demande aussi aux autorités de Kinshasa de mieux encadrer les manifestations publiques et aux responsables des partis politiques de sensibiliser leurs militants contre les actes de violence et de provocation.
La CNDH précise ainsi que son enquête se poursuit et que son rapport sera rendu public après consolidation des informations recueillies sur le terrain.







