Une campagne de vaccination ciblée contre Ebola sera prochainement lancée dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite mardi 15 septembre par le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le Dr Jean-Jacques Muyembe, lors d’un point de presse à Bunia.
Le Dr Muyembe a expliqué que la vaccination débutera dès que les doses nécessaires seront disponibles : « Très prochainement, quand nous aurons reçu beaucoup de doses de ce vaccin, nous allons commencer ici, dans la province d’Ituri.
En priorité, c’est le personnel de première ligne. En principe, ce vaccin, c’est une vaccination en ceinture. Donc, ceux qui ont été en contact avec des cas positifs, il faut vite les protéger », a-t-il déclaré.
Selon le directeur général de l’INRB, le lancement de cette campagne avait notamment été retardé par des difficultés logistiques liées à la disponibilité des doses.
La vaccination ne concernera pas toute la population. Elle ciblera en priorité le personnel de première ligne ainsi que les personnes ayant été en contact avec des cas positifs, conformément à la stratégie de vaccination dite « en ceinture ».
Toutefois, cette stratégie pourrait être élargie lorsque les équipes de riposte rencontrent des difficultés à identifier précisément les personnes ayant été en contact avec les malades.
« Si nous ne parvenons pas vraiment à déterminer exactement les contacts, nous pouvons faire une vaccination beaucoup plus large, par exemple toute une commune, tout un village », a ajouté le Dr Muyembe.
Le responsable de l’INRB a indiqué que cette stratégie s’appuie notamment sur des observations faites lors d’une précédente épidémie.
Des personnels de santé vaccinés contre la souche Zaïre d’Ebola en 2018 avaient développé des formes modérées de la maladie ou n’avaient pas développé la maladie après avoir été exposés au virus Bundibugyo.
Le Dr Muyembe a également insisté sur le caractère ciblé de cette campagne, qui ne constitue pas une vaccination de masse.
« Ce n’est pas comme la vaccination de la rougeole, où on vaccine tous les enfants, ou bien la fièvre jaune, on vaccine tout le monde. C’est un peu ciblé », a-t-il souligné.
Cette vaccination doit compléter les autres mesures de riposte contre l’épidémie, notamment la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prise en charge des malades, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que les recherches sur de nouvelles molécules thérapeutiques.







