La République démocratique du Congo et le Rwanda doivent reprendre, mercredi 16 septembre à Genève, leurs discussions sur la mise en œuvre de l’accord de paix signé sous médiation américaine.
Les échanges, prévus sur deux jours, réuniront des représentants des deux pays ainsi que des médiateurs des États-Unis, du Qatar, du Togo et de la Commission de l’Union africaine, rapporte Al Jazeera.
Les discussions seront notamment consacrées au mécanisme conjoint chargé de suivre et de coordonner l’application des engagements pris par Kinshasa et Kigali.
Au cœur des négociations figure la question de la neutralisation des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
L’accord prévoit que la RDC s’emploie à neutraliser ce groupe armé, accusé d’avoir commis le génocide des Tutsis en 1994 au Rwanda, tandis que le Rwanda doit procéder à la levée des mesures défensives prises le long de sa frontière avec la RDC. Ces deux volets n’ont pas encore été considérés comme pleinement exécutés.
La question du M23 demeure également déterminante pour l’avenir du processus de paix.
Bien que le mouvement ne soit pas signataire de l’accord conclu entre Kinshasa et Kigali, son contrôle de plusieurs territoires dans l’est congolais pèse directement sur les efforts diplomatiques.
Cette nouvelle réunion intervient alors que les combats se poursuivent dans l’est de la RDC entre les FARDC et l’AFC-M23 ces dernières semaines dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Parallèlement à l’accord de Washington, Kinshasa et le M23 ont engagé un dialogue sous médiation qatarie. Les parties ont notamment adopté une feuille de route destinée à encadrer les négociations et à favoriser une sortie de crise.
Pour les deux gouvernements, la réunion de Genève constitue donc un nouveau test de leur volonté de traduire leurs engagements en actes.
L’enjeu sera notamment de déterminer si Kinshasa et Kigali peuvent avancer sur les questions sécuritaires qui les opposent depuis plusieurs années, tout en favorisant les autres initiatives destinées à mettre fin durablement aux violences dans l’est congolais.
Les discussions de Genève devraient ainsi permettre d’évaluer les progrès réalisés et les blocages persistants dans la mise en œuvre de l’accord de Washington.






