Max Nissan, conseiller du président de la République, s’est opposé mercredi à la présence des miliciens Maï-Maï dits Wazalendo en province de l’Ituri.
Le conseiller de Félix Tshisekedi en matière de pacification, médiation et dialogue dans la Grande Orientale a accusé les Maï-Maï d’être les auteurs de l’insécurité dans la zone.
Lors de son passage à Mambasa, il a appelé la population de Mambasa à se désolidariser de tout groupe armé et à soutenir les efforts de pacification du territoire.
Face à une population qui vit dans la peur en raison de l’insécurité, Max Nissan a particulièrement mis en garde contre toute forme de complicité avec les Wazalendo, qu’il accuse de contribuer à l’instabilité dans la région.
Il affirme que certains combattants identifiés comme Wazalendo seraient venus notamment du Nord-Kivu et auraient installé leurs activités dans certaines zones de l’Ituri. Pour lui, leur présence ne contribue pas à la pacification de la province.

« Pour la province de l’Ituri, on n’a pas besoin des Maï-Maï, on n’a pas besoin des Wazalendo ici. Ils sont à la base de l’insécurité qui se passe dans la Grande Orientale. Ils viennent du Nord-Kivu pour créer de l’insécurité », a déclaré Max Nissan, appelant la population à ne pas collaborer avec ces groupes.
Le conseiller du chef de l’État estime que la pacification de Mambasa passe notamment par la fin de toute complicité avec les groupes armés.
Il appelle ainsi les habitants à dénoncer les comportements suspects et à accompagner les initiatives visant à rétablir durablement la sécurité.
Max Nissan rappelle que l’Ituri a déjà payé un lourd tribut à l’insécurité et estime que la province a désormais besoin de paix plutôt que de nouveaux groupes armés.
« Tous pour la paix et la paix pour tous », a-t-il lancé, invitant la population de Mambasa à s’aligner sur cette démarche de pacification.
Les Wazalendo, ces milices alliées aux FARDC, sont accusés par des organisations de la société civile de plusieurs abus des droits humains à l’encontre des civils.







