De nouvelles familles déplacées arrivent depuis jeudi à Kyumba et Langira, dans le groupement Waloa Yungu. Elles fuient les combats dans le territoire voisin de Masisi.
Depuis jeudi 3 septembre dernier, plusieurs familles arrivent dans ces deux villages du groupement Waloa Yungu, en territoire de Walikale.
Elles viennent principalement de Ngululu, Humura, Bushaire, Kishee, Bulinda et Luho, dans le territoire de Masisi.
Ces populations fuient la recrudescence des affrontements entre groupes armés.
À Kyumba, la situation est particulièrement difficile. Les familles d’accueil, elles-mêmes confrontées à des difficultés économiques, n’arrivent plus à répondre aux besoins des nouveaux arrivants.
Le chef de localité, Bandu Murongani Gédéon, explique que les déplacés arrivent en grand nombre et peinent à trouver un endroit où passer la nuit.
Certains seraient même contraints de dormir à la belle étoile, faute d’espace et de moyens dans les familles d’accueil.
Dans les deux villages, les besoins sont importants. Plusieurs ménages manquent d’abris, de nourriture, de soins médicaux et d’articles ménagers essentiels.
Le nombre exact de familles récemment arrivées reste toutefois inconnu. Aucun recensement officiel n’a encore été effectué, alors que le mouvement de population se poursuit.
« La population est devenue nombreuse suite à l’arrivée des nouvelles vagues de déplacés. Ils viennent de Masisi, territoire voisin où il y a les affrontements entre le M23 et les Wazalendo. Jusqu’à présent, oui, ils continuent d’arriver. Mais ces derniers sont vraiment très exposés aux dangers. Nous, comme autorités, nous comptons vraiment sur les organisations humanitaires pour que ces gens ici trouvent comment vivre. Ils n’ont rien, ils ont tous abandonné », plaide Bandu Murongani, chef de localité de Kyumba.
Face à cette urgence, les autorités locales appellent les organisations humanitaires à intervenir rapidement.
Elles sollicitent notamment une assistance en abris, en vivres, en soins médicaux et en biens de première nécessité.
Cette nouvelle vague de déplacements vient ainsi alourdir davantage le fardeau humanitaire du territoire de Walikale, qui accueille déjà de nombreuses familles ayant fui les combats entre groupes armés.







