Le Mouvement des Révolutionnaires Congolais (MRC) a dénoncé, mardi 25 août 2026, l’enlèvement de son coordonnateur, Marley Vuvu, et exigé sa « libération immédiate et sans condition ».
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Gédéon Mbidi, le MRC affirme que son coordonnateur a été privé de liberté « alors qu’aucune charge ne lui a été officiellement communiquée ».
« Le MRC dénonce avec fermeté cette nouvelle manifestation de l’arbitraire et de la persécution politique dont son coordonnateur fait l’objet », indique le communiqué, qui précise qu’il s’agit, selon le mouvement, de la « énième fois » que Marley Vuvu est privé de liberté.
Le MRC demande aux autorités compétentes de faire la lumière sur les circonstances de ce qu’il qualifie d’« enlèvement », d’établir les responsabilités et de garantir les droits de son coordonnateur.
« Défendre l’ordre constitutionnel ne devrait jamais être considéré comme un crime », poursuit le mouvement.
Il estime que les divergences politiques doivent être réglées par « le respect de la Constitution, la bonne gouvernance, le dialogue et le débat démocratique », et non par « l’arbitraire, l’intimidation ou la persécution politique ».
Après ce que le MRC présente comme l’enlèvement de Marley Vuvu, ses comptes officiels sur les réseaux sociaux sont désormais administrés par le mouvement.
« Depuis l’enlèvement de notre coordonnateur, Marley Vuvu, les comptes officiels du Maître d’école sont désormais gérés par le Mouvement des Révolutionnaires Congolais (MRC) », peut-on lire sur le compte X de Vuvu Marley.
Cette disposition vise, selon le message, à « assurer la continuité de sa communication et à tenir l’opinion informée de l’évolution de sa situation ».
L’affaire a également suscité une réaction dans les rangs de l’opposition. Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de l’opposant Moïse Katumbi, a dénoncé l’arrestation de Marley Vuvu tout en appelant au respect de ses droits.
« L’arrestation de Marley Vuvu est un fait grave. Quelles que soient nos divergences, nul ne peut être privé de liberté de manière arbitraire. Les motifs doivent être clarifiés et ses droits respectés. L’État de droit n’est pas négociable », a-t-il écrit.
Le MRC appelle enfin l’opinion nationale et la communauté internationale à rester « vigilantes » face à ce qu’il considère comme une nouvelle atteinte aux libertés fondamentales et aux principes démocratiques en RDC.







