Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement annoncé la candidature du professeur et magistrat Ézéchiel Amani Cirimwami au poste de juge à la Cour pénale internationale (CPI), dont l’élection est prévue en décembre 2026.
Dans un communiqué publié le 26 juillet 2026, le ministère de la Communication et des Médias indique que le gouvernement a pris cette décision et précise : « Le Gouvernement de la République démocratique du Congo annonce la candidature du Professeur Ézéchiel Amani Cirimwami aux fonctions de juge à la Cour pénale internationale. »
Le document souligne que cette élection interviendra lors de la 25ᵉ session de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome, prévue en décembre 2026.
Présentée au titre de la « liste B », réservée aux candidats disposant d’une expertise reconnue en droit international, cette candidature s’appuie sur un profil académique et professionnel solide.
Spécialiste du droit international public, du droit pénal international, du droit international humanitaire et des droits humains, Ézéchiel Amani Cirimwami est titulaire de deux doctorats en droit obtenus conjointement à l’Université catholique de Louvain et à la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
Sa thèse, consacrée à l’obligation d’extrader ou de poursuivre les auteurs de crimes internationaux, a été soutenue en 2023 puis publiée en 2025.
Magistrat depuis 2009, il a exercé comme vice-procureur de la République, puis comme juge de 2016 à 2023, avant d’être nommé procureur de la République en juin 2023.
Parallèlement, il poursuit une carrière académique en enseignant le droit international à la VUB et en intervenant comme professeur invité à l’UCLouvain ainsi qu’à l’École royale militaire de Belgique.
Son parcours comprend également une expérience internationale significative.
Il a été chercheur à l’Institut Max Planck de Luxembourg et a participé à plusieurs procédures impliquant la RDC devant des juridictions internationales, notamment la Cour internationale de Justice et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Il a également pris part aux négociations de la Convention de Ljubljana-La Haye en qualité de délégué plénipotentiaire et de membre du comité de rédaction juridique.
Le gouvernement met en avant cette expérience, estimant qu’elle répond aux exigences de la fonction judiciaire : « Cette expérience multidimensionnelle lui confère une compréhension concrète des exigences de la fonction judiciaire, notamment en matière d’évaluation des preuves, de conduite des procédures, de motivation des décisions et de travail collégial. »
Au-delà du profil du candidat, Kinshasa insiste sur la portée politique et juridique de cette candidature.
Le communiqué précise qu’elle « traduit l’attachement constant de la République démocratique du Congo aux principes du Statut de Rome ainsi que son engagement en faveur de la primauté du droit, du multilatéralisme et d’une justice internationale indépendante, impartiale et efficace ».
Les autorités congolaises réaffirment ainsi leur volonté de contribuer au renforcement de la justice internationale et déclarent que la RDC demeure déterminée à œuvrer, aux côtés des autres États parties, au renforcement de l’indépendance, de l’autorité et de l’efficacité de la Cour, dans le respect de son mandat et du Statut de Rome.
Kethia Rugamika

