Les prestataires engagés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola à l’Hôpital général de référence de Rwampara, dans la périphérie de Bunia, ont observé un arrêt de travail ce lundi 13 juillet afin d’exiger le paiement de plusieurs semaines d’arriérés de salaires.
Dès les premières heures de la matinée, les manifestants ont allumé un feu devant l’entrée principale de l’hôpital pour exprimer leur mécontentement.
Ils affirment n’avoir perçu aucune rémunération depuis leur engagement dans la riposte, au début de l’épidémie, à la mi-mai.
Selon plusieurs prestataires, cette situation devient difficilement supportable malgré les risques auxquels ils sont quotidiennement exposés dans la prise en charge des malades et les activités de lutte contre Ebola.
« Nous continuons à sauver des vies, mais nos familles souffrent faute de salaire. Nous exigeons le paiement immédiat de nos prestations », a déclaré l’un des manifestants.
Les grévistes préviennent qu’ils ne reprendront pas leurs activités tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.
Ils estiment que les promesses de paiement annoncées par les autorités sanitaires ne se sont toujours pas concrétisées.
Cette nouvelle mobilisation intervient quelques jours après d’autres mouvements de protestation enregistrés parmi les équipes de la riposte contre Ebola en Ituri, notamment au Centre de traitement Ebola (CTE) du CME de Bunia, où des agents avaient également dénoncé le non-paiement de leurs primes.
Jusqu’à la mi-journée de ce lundi, aucune réaction officielle des autorités sanitaires n’avait été enregistrée au sujet de cette nouvelle manifestation.

